Astuce T21 : L’imagier, un outil pour favoriser le développement du langage.

L’imagier est un support intéressant pour aider à développer le langage. Sous forme de classeur ou d’album photo, il peut être utilisé de plusieurs manières:

  • Décrire à son enfant ce qu’il voit en nommant les personnes, les objets, les actions.
  • Jouer au « cherche et trouve »: Où est papa ? en sollicitant le pointage de l’enfant.
  • Faire nommer s’il en est capable: Qu’est-ce que c’est ça?
  • Appairer des images (grâce à des petits scratchs comme sur l’exemple ci-dessous).

Astuce T21: Aider les tout-petits à respecter les limites spatiales

Vous en avez marre de crier « STOOOOOP!! » et de courir après votre tout-petit qui s’échappe en vous riant au nez! Tester les limites est une étape de développement tout à fait normale chez l’enfant, mais qui peut s’éterniser chez l’enfant porteur de handicap. Pas miraculeuses, mais parfois utiles, voici quelques astuces pour aider à passer cette période épuisante pour les parents, et dangereuse pour l’enfant.

1-Des repères visuels

D’autant plus importante chez l’enfant T21, la mémoire visuelle est souvent la plus fonctionnelle chez le tout-petit. Vous pouvez, avant de sortir de la maison, faire le point sur ce qui est autorisé ou non:

2-Des jeux « STOP AND GO« 

Régulièrement, nous pouvons jouer avec l’enfant à des jeux du type « Stop and Go ». Il s’agit de jeux permettant d’apprendre à réagir à un signal, à stopper son mouvement et à améliorer son contrôle inhibiteur.

Le chef d’orchestre
  • Le chef d’orchestre : L’enfant joue avec des petites percussions, et au signal il doit s’arrêter.
  • Les statues musicales: on lance la musique, et l’enfant doit s’arrêter de danser quand la musique s’arrête.
  • 1,2,3 soleil
  • Dans la rue, entraîner l’enfant à s’arrêter au mot STOP de l’adulte.
1,2,3 Soleil

3-Agir si ça ne fonctionne pas

A cet âge, l’enfant réagit mieux à l’implication physique du parent. Les sermons, menaces et cris ne sont pas très efficaces pour le tout-petit. Il est souvent préférable de:

-Prévenir 1 FOIS l’enfant. A titre d’exemple : « C’est trop dangereux, c’est interdit. Soit tu restes DANS le parc, soit tu vas dans la poussette ». Ou alors, si la fratrie n’est pas lésée : « Soit tu restes dans le parc, soit on part ».

-Si l’enfant recommence => agir immédiatement en restant calme: « Alors c’est la poussette » et mettre l’enfant dedans pendant quelques temps. Ou partir du parc si tel était le contrat.

Astuce langage: développer les compétences langagières de son enfant au quotidien

1- Place au spectacle

Organisez avec lui des spectacles de marionnettes en l’aidant à construire la trame narrative de son histoire: chercher des personnages identifiables, un début, un élément perturbateur et une fin à l’histoire.

2- Choisir des livres spécifiques pour enrichir la langue

Certains livres s’appuient particulièrement sur des jeux de langue ou des thématiques lexicales. Ils permettent d’enrichir le vocabulaire ou de jouer avec la langue.

Le livre Crapaud et Bla bla bla s’appuient sur les synonymes.

Alain le Saux se délecte des expressions et joue sur le sens figuré et le sens propre. Quand au célèbre Prince de Motordu, il est une source inépuisable de recherche de mots tordus en classe ou à la maison!

3-Les défis mots

Un petit challenge en famille consiste à choisir un mot (par exemple un mot dont on a expliqué le sens peu de temps avant) et tenter de l’employer de manière appropriée au long de la journée. Parents contre enfants, ou élèves contre enseignant, on compte les points à la fin de la journée. L’intérêt est de chercher à employer correctement un mot nouveau et intéressant pour que l’enfant ou les élèves le mémorisent.

4-Les jeux de société

Certains jeux sont plus propices au développement du langage.

5- Multiplier les occasions d’utiliser vous-même de nouveaux mots

Un peu de travail pour les parents! Lorsque votre enfant vous demande le sens d’un mot, gardez bien ce mot en mémoire et tentez vous-même de l’employer fréquemment les jours et semaines qui suivent afin d’ancrer ce mot dans son stock lexical de compréhension. Il sera plus à même de l’utiliser par la suite.

Des activités ludiques de lecture à haute voix, en classe ou à la maison.

En atelier autonome, ces activités sont inspirées de l’excellent ouvrage pédagogique « Lire vite et bien » de Leni Cassagnettes (blog Maitresseuh) ainsi que l’approche canadienne « Les 5 au quotidien« .

Les élèves peuvent s’entraîner seuls ou à deux pendant que l’enseignant prend un groupe pour travailler la lecture répétée (fiche de prep sur mon Padlet Outils 21 par ici) ou la lecture expressive (groupe de souffle, liaison, théâtre…).

L’ensemble des ateliers sont disponibles sur ici mon Padlet Outils 21.

Ateliers à 2 :

  • Je lis tu lis : l’un lit une phrase et s’arrête, l’autre lit la suivante et s’arrête et ainsi de suite.
  • Lire à l’unisson: cet atelier nécessite des élèves de même niveau.
  • Je lis, tu répètes: celui-ci est intéressant en tutorat quand il y a une grande différence de niveau.
  • Le détective: L’un commence le texte au hasard, l’autre doit trouver le plus vite possible où en est le lecteur et terminer la lecture avec lui jusqu’au bout.
  • Le ping pong des yeux: l’un lit uniquement le premier et dernier mot de chaque ligne (travail du balayage), l’autre suit silencieusement pour vérifier qu’il n’y ait pas d’erreurs.
  • Les virelangues: on tire une carte, le premier qui lit sans erreur le virelangue gagne la carte.

Atelier seul:

  • Le crayon bavard: l’enfant lit le texte avec un crayon entre les dents et en articulant bien. Puis il le relit sans le crayon en exagérant l’articulation.
  • Rapidomo: il prend une fiche de son niveau (fiches ici ou bien ici) et se chronomètre pendant la lecture.
  • Les mots en cascades: il lit les mots le plus rapidement possible (c’est ici) en se chronométrant, puis en essayant de battre son propre score.
  • S’enregistrer: l’enfant s’enregistre pendant la lecture, puis s’écoute. Il peut s’entraîner plusieurs fois pour améliorer la fluidité.
  • Le chuchoteur: la lecture se fait avec un chuchoteur.

Sources:

-Maitresseuh

-Dessinemoiunehistoire (cartes de virelangues)

Jeveuxetreunemaitresse propose un mode d’emploi pour fabriquer des chuchoteurs

Une alternative aux cahiers de vacances

A chaque fin d’année, les parents viennent me voir et m’interrogent sur les fameux cahiers de vacances… Alors, on achète ou pas? On fait quoi?

Je vous livre ici mon avis d’enseignante sur la question.

Si votre enfant réclame un cahier de vacances, banco, vous pouvez lui en acheter un. En effet, certains élèves apprécient l’aspect scolaire des exercices et pour ces petits mangeurs d’exercices c’est souvent très satisfaisant. Personnellement, je n’ai pas encore trouvé un cahier de vacances intéressant d’un point de vue pédagogique : souvent trop dense, avec des consignes complexes, des objectifs multiples à chaque exercice, un niveau parfois trop difficile ou à l’inverse trop simple…Le fait que bien souvent seules les trois premières pages soient remplies par l’enfant le confirme.

Si votre enfant n’en a pas envie, je propose plutôt:

  • Un cahier personnel de vacances que l’enfant peut choisir et décorer à sa guise: en le nourrissant de photos de vacances à coller, en y racontant les événements, les voyages sous forme de petites productions d’écrits, en collant des billets de musées, des photos, des jeux et mots croisés, des cartes au trésor, en écrivant les mots appris lors de visites etc. Ce cahier permet de solliciter la lecture, la production d’écrits, le langage (on raconte ensemble en relisant le cahier), la mémoire (se souvenir de ce qu’on a appris ou vu la journée), la créativité, les connaissances et la planification.
Un cahier 6 ans
  • Le classeur des connaissances est un classeur d’activités et traces écrites ludiques fabriqué par l’enfant ou l’adulte selon l’âge, afin de garder en mémoire les régions ou pays visités, les connaissances nouvelles, les thèmes. C’est un moyen efficace de construire une culture générale chez l’enfant. On peut garder le même sur plusieurs années, et le nourrir au fur et à mesure des voyages.
  • Les apprentissages concrets: Rien de mieux que les vacances pour consolider les acquis de l’année! J’invite le parent à utiliser chaque situation du quotidien pour solliciter les compétences de l’enfant. Par exemple en demandant à l’enfant de nous aider à tenir le budget vacances. En utilisant le cahier personnel comme support, l’enfant peut compter l’argent utilisé lors des sorties ou des courses, anticiper si telle ou telle sortie rentre dans le budget, et faire manipuler billets et pièces (succès garanti!). L’idéal est même de prévoir un petit porte monnaie pour l’enfant pour gérer « ses propres sous ». Il révisera ainsi les additions, soustractions, utiliser et rendre la monnaie, la résolution de problèmes… On peut également lancer des défis mathématiques au quotidien : « le billet du parc d’attraction coûte 20 euros, nous sommes 5, combien ça va nous coûter? « 
  • Les applications sur tablettes: il est difficile de faire travailler les enfants pendant les 2 mois de vacances. Alors utiliser de temps en temps les supports numériques permet des petites piqures de rappel efficaces. Par exemple, l’application Calcul@Tice permet aux enfants du CP au CM2 de réviser le calcul mental sous forme de petits jeux.
application Calcul@TICE

Et pour les tout petits? Une petit boite pour y mettre les trésors ramassés durant les vacances, et les petits albums photos de vacances sont d’excellents supports de langage! Et rien de mieux que la plage pour asseoir les compétences de numération: on doit trouver X coquillages, on fait des paquets de 10 feuilles d’arbres, on écrit les quantités en chiffres dans le sable…Il existe plein de manières de vérifier que l’enfant garde bien en mémoire ce qu’il a appris durant l’année.

Mettre un peu de « fun » dans l’apprentissage des mots, en classe et à la maison

Dur, dur, ce moment des devoirs où il y a des listes de mots à apprendre! Et pourtant, d’une manière ou d’une autre, la mémoire orthographique doit se travailler… Alors que faire pour rendre ce moment moins ennuyeux?

1-Observer ensemble les mots de la liste pour analyser les pièges

Graphies difficiles, lettres doubles, lettres muettes, on observe et on entoure les difficultés possibles.

2- On utilise une méthodologie adaptée à l’âge et au profil

Si l’enfant n’en a pas déjà en classe, le parent peut lui en proposer une, adapté à son âge.

3- On s’entraîne tout en s’amusant!

On réunit à la maison ou en classe le matériel qui permet d’écrire différemment les mots: lettres mobiles, lettres aimantées, feutres, tampons-lettres…L’idée est de laisser l’enfant décomposer et recomposer les mots de manière ludique afin de mieux les fixer en mémoire.

Et pour les élèves qui ont besoin de mouvement pour apprendre, épeler le mot en sautant (une lettre à chaque saut) peut s’avérer efficace!

Astuce langage: Les albums à structures répétitives

Dès 10-12 mois, les livres à structures répétitives font partie des indispensables pour favoriser le développement du langage. Ils sont d’autant plus pertinents pour les enfants présentant un retard de langage grâce à la répétition des structures syntaxiques et l’accessibilité du vocabulaire. Ils sont également très faciles à signer. Ce sont des histoires rituelles rassurantes souvent très appréciées des tout-petits.

Ci-dessous trois exemples de livres de qualité avec des auteurs bien connus en littérature jeunesse: notamment Jeanne Ashbé, autrice et illustratrice de véritables pépites, et Michaël Escoffier mon auteur coup de cœur du moment, validé par mes deux enfants.

Les ateliers différenciés en classe: un dispositif pour gérer l’hétérogénéité

Principale difficulté des enseignants aujourd’hui, l’hétérogénéité des élèves (profil, niveau, besoins particuliers, dys-…) rend l’enseignement magistral et frontal peu efficace.

Enseigner régulièrement en ateliers différenciés est une solution parmi d’autres. Le but de ce dispositif est de travailler la même compétence pour tous mais: avec des niveaux, des outils et des aides différentes. Il fonctionne bien pour les matières complexes à travailler en grand groupe (comme la production d’écrits, lecture fluence…). Comment s’y prendre? Par quoi commencer? Voici un exemple d’ateliers différenciés en production d’écrits en CE2.

1- Commencer par partager les élèves en 4 groupes de besoins sur la compétence souhaitée.

2- Préparer l’organisation des ateliers

3 – Préparer tout le matériel à l’avance: matériels pour les ateliers, outils, stylos, crayons à papier, gommes… Par expérience, ce genre d’ateliers fonctionnent mieux quand les élèves ne sortent aucun matériel de leur casier. Tout est rangé, même la trousse.

4- Les ateliers en pratique sur 30 min:

  • La moitié de la classe (donc 2 groupes) est en autonomie sur des exercices différenciés de production d’écrits. L’enseignant prépare les exercices selon les besoins des élèves.

Il faut prévoir: tout le matériel à disposition (stylos, crayons, règles, gommes…) et prévoir, au cas où, des livres ou des activités d’autonomie s’ils ont fini plus tôt. Ce groupe sera en complète autonomie.

  • L’autre moitié de classe est partagée en 2 groupes qui vont tourner sur 15 min.

– 1 groupe en ateliers autonomes différenciés – 15 min

Ces ateliers, type jogging d’écriture doivent être prêts à l’emploi selon le niveau du groupe. J’ai fabriqué certains ateliers, j’en ai pris d’autres sur le site de Bout de gomme, le blog du chat noir, la classe de Bergata et Récréatisse.

– 1 groupe en atelier dirigé avec le PE – 15 min

Le bénéfice réside dans le fait que le PE peut différencier les outils, les aides, la consigne et aider chaque élève.

Lorsque les 2 groupes sont passés (donc au bout de 30 min), le PE peut choisir d’inverser les groupes, ou de faire cette rotation une autre fois, selon la capacité d’autonomie de ses élèves.

Sur 1h 30 (le temps de mettre en place et de tourner les ateliers), le PE aura vu tous les élèves en petit groupe différencié sur une compétence précise. Les élèves auront pu également consolider leur connaissance en autonomie.

Documents disponibles sur le Padlet outils 21.

Consolider la numération décimale par les défis maths (4-8 ans)

Voici une idée de défi à lancer à son enfant, avec n’importe quelle collection d’objets en classe ou à la maison:

TROUVER LE NOMBRE D’OBJETS SANS DENOMBRER AU-DELA DE 10!

Ces défis peuvent se faire régulièrement et avec des collections différentes (billes, jouets, pailles, cailloux, bâtons…).

Ils permettent:

  • d’ancrer les règles de regroupements (10 unités = 1 dizaine, 10 dizaines = 1 centaine)
  • de comprendre la numération positionnelle: le rôle de chaque chiffre dans le nombre (le 1 de 100 représente 1 centaine = 100 billes ensemble)
  • de s’entraîner à compter de 10 en 10